Estelle BURET
En avril 2025, j’ai eu deux rendez-vous avec une professionnelle afin d’imaginer et concevoir ma cuisine. Elle est venue à mon domicile prendre les côtes et réaliser les plans afin de proposer une cuisine adaptée à l’espace.
Après proposition et accord, j’ai signé la cuisine. Je reçois alors les plans, à respecter à la lettre, notamment pour les arrivées d’eau et d’électricité.
Plusieurs mois plus tard, fin juillet, un métrage de confirmation est effectué par le poseur. Il constate que l’angle de la pièce a été mal mesuré (noté fermé alors qu’il est en réalité ouvert). Le sens des portes est également inversé sur le plan.
À noter que je partais en vacances le lendemain.
Quelques jours plus tard, la professionnelle m’appelle et m’indique que les plans doivent changer car elle n’aurait pas pris en compte les mesures de la poutre, alors que celles-ci figuraient bien sur les plans qu’elle m’avait transmis. Elle m’explique ne pas avoir eu d’escabeau pour mesurer la poutre et que c’est pour cette raison que les plans doivent être modifiés.
J’ai donc dû gérer toute la situation à distance.
Or, le problème vient bien de l’erreur de mesure de l’angle, ce qui a entraîné un déplacement complet de la cuisine sur le plan, un mauvais positionnement de la poutre et un décalage de 40 cm sur un mur. Le sens d’ouverture des deux portes a également été inversé, réduisant le passage.
L’îlot initial a dû être déplacé (heureusement que les artisans n’avaient pas encore réalisé la saignée et l’arrivée électrique). Les erreurs ont aussi conduit à une réduction de 10 cm du meuble haut, puis de 10 cm du meuble bas pour conserver un alignement correct.
La professionnelle a nié s’être trompée sur l’angle et a rejeté la faute sur la poutre.
Sa responsable m’a ensuite contactée pour trouver un « arrangement », a accepté d’agrandir l’îlot et m’a présenté ses excuses, reconnaissant que la professionnelle lui avait avoué uniquement à elle l'erreur de lecture d’angle.
Malgré cela, aucun geste commercial n’a été accordé, alors que j’avais signé une cuisine qui ne correspondait pas à l’espace réel.
On m’a même répondu que « la prise de côtes n’étant pas facturée, cela n’influe pas sur la facture », alors que ma signature dépendait entièrement de cette prestation. De plus, les côtes auraient dû être validées et signées par le client, ce qui ne m’a jamais été demandé. J’ai dû signer un nouveau bon de commande à distance.
La livraison s’est bien passée. La pose, les 27 et 28 octobre, a été correcte, réalisée par un poseur compétent, agréable et soucieux du travail bien fait.
En revanche, plusieurs problèmes subsistaient : four non conforme, six poignées abîmées, range-couverts aux mauvaises dimensions.
Le SAV a tardé et n’a été effectué que le 13 décembre.
Lors du remplacement, le poseur m’a indiqué que le range-couverts n’avait pas été commandé. Trois jours plus tard, la professionnelle me l’a finalement apporté elle-même, sans emballage ni étiquette, ce qui soulève de sérieux doutes.
J’ai demandé un geste financier, la mise en conformité devant intervenir sous 30 jours (articles L.217-10 et L.217-14 du Code de la consommation). Je n’ai pas pu utiliser mon four ni le range-couverts pendant cette période, sans que cela ne semble poser problème.
Par téléphone, la responsable m’a affirmé à tort qu’AvivA ne dépendait pas du Code de la consommation, m’a parlé de délais d’usine de deux mois et m’a informée de l’encaissement imminent de mon chèque.
Enfin, aucun document de fin de chantier ne m’a été remis après le SAV, AvivA estimant que ma signature n’est pas nécessaire pour encaisser le chèque.
La logistique interne d’AvivA ne devrait pas pénaliser le client, pourtant c’est le cas ici. Je suis très déçue par la gestion commerciale, l’absence d’arrangement et ce que je considère comme un manque d’honnêteté. J’espérais un règlement à l’amiable ; à ce jour, rien n’a été fait.
6 avis7 photos